12 juin 2018
12 juin 2018,
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« Je n’aurais pas dû manger le dessert hier soir, c’était vraiment de trop. » 

« J’aurais dû faire plus attention en voyage cet hiver, je n’en serais pas là ou j’en suis. »

 

« Pourtant l’été dernier, j’ai été capable de couper l’alcool. »

 

Tu cherches encore pourquoi ton poids n’est pas celui que tu aimerais? Tu passes au peigne fin tes habitudes alimentaires de la dernière année en cherchant LE grand coupable. Et si ces ruminations te nuisaient au lieu de t’aider?

 

Voici en 5 points pourquoi trainer sa culpabilité alimentaire, ça ne te donne pas grand-chose.

 

  1. Non, ça ne te motive pas

Pas plus que la fois que tu décides d’affronter le pèse-personne pour te donner un élan de motivation. À part gâcher le reste de ta journée, ça ne fait pas grand-chose.

Ce qui est fait est fait. Au lieu de dépenser de l’énergie négative à creuser dans le passé, adopte une attitude constructive. Ton bébé trébuche en marchant? Est-ce que tu lui cries après ou tu l’encourages à réessayer tout en lui disant à quel point il est bon et capable de le faire? À quelque part en toi, il y a ce petit enfant qui a besoin d’encouragement pour cheminer. Exit le négatif !!

 

  1. Ça active la pensée « tout ou rien »

Tu sais, celle qui te dit « tant qu’à avoir gâché ma journée, allons-y pour de bon ». Ou encore cette petite voix qui te dit à chaque fin de semaine que LUNDI, c’est là que ca se passe (lire le nouveau régime).

Plus tu penses à tout ce que tu as mangé ‘’de trop’’, plus tu te sens coupable et plus tu auras envie de te restreindre pour corriger le tir. Ca va durer quoi… 1, 2, 5 jours? Et on revient à la case départ…. La privation mène toujours à l’excès et dans un mois tu te blâmeras à nouveau pour ces excès. Retour a la case de départ!! Attendons le prochain lundi!

 

  1. L’obésité, c’est beaucoup plus complexe

Sans vouloir diminuer l’importance de saines habitudes alimentaires dans la gestion du poids, il est faux de prétendre que ton dessert d’avant-hier explique à lui seul ton poids du jour. L’équation »mange moins, bouge plus’’, c’est tellement réducteur !

L’hérédité, l’environnement, le contexte social, l’éducation, l’offre alimentaire, l’historique des régimes, le statut économique, l’environnement intra-utérin, la médication, le sommeil, l’état de santé, etc. interviennent TOUS dans la régulation du poids d’une personne… sans oublier l’estime de soi, ce qui nous mène au point suivant

 

  1. Ca ne t’aide pas a avoir une saine estime de toi-même

Avec une attitude aussi auto-dénigrante, un refus total de ta personne aujourd’hui et la rumination de ce que tu aurais ou n’aurais pas dû manger, difficile d’être disposé à faire de bons choix alimentaires. Au contraire, le fait de broyer du noir t’assure plutôt de vouloir rechercher du réconfort…par les aliments peut-être!?

Cela peut avoir l’air psycho-pop, mais le fait d’accepter comment tu es maintenant ne peut que t’aider à progresser. Ne t’inquiète pas; cela ne veut pas dire de jeter l’éponge et de «rester ainsi » pour toujours! Simplement, de t’assurer une démarche plus heureuse 😊

 

  1. Ça gosse tout le monde

Perso, une personne qui me rabat les oreilles avec ce qu’elle a mangé de ne pas correct, ou encore par rapport à son 5 livres de trop, ça me tape sur le système! Les gens ne te côtoient pas pour cela, et se fichent de ce que tu manges. Les gens qui se tapent sur la tête concernant leur alimentation et leur poids ont souvent tendance à ne parler que de ça…c’est fatiguant! De plus, en parlant sans cesse de ce sujet, tu t’organises pour que tes proches ne te parlent que de ça…et donc de rester dans ta culpabilité. On n’est pas sorti du bois…

 

Bref…tu prends un deuxième morceau de ton gâteau préféré? Tu as bu un peu trop la soirée de ta fête?  Pas de panique. Ça fait partie de la vie.

Libérez-vous de la culpabilité alimentaire et apprenez à écouter votre corpsPrise de rendez-vous en ligne